La femme pauvre
Léon Bloy

Léon Bloy publie La femme pauvre en 1897.

Dans ce roman flamboyant, sa plume sans concession se déploie en une fulgurance littéraire permanente, ne laissant pas un moment de repos au lecteur qu’il embarque dans ses méditations brûlantes. On ne referme pas ce livre sans avoir été bouleversé par la tragique histoire de Clotilde et sans avoir acquis soi-même des outils spirituels nouveaux pour méditer les grandes questions existentielles de la mort, de la tristesse, de la foi, de la pauvreté et de l’espérance.

Clotilde est la Femme pauvre du roman. Pauvre en argent, assurément, et à cause de cela pauvre en bonheur et en joie. Jusqu’à sa rencontre avec le peintre Gacougnol qui modifiera sa vie en modifiant d’abord sa vision du monde. Avec lui, elle fera la connaissance de Caïn Marchenoir, écrivain chrétien total qui est en fait Léon Bloy lui-même. Arrachée à sa misère par la compagnie miraculeuse de ces deux esprits forts et bienveillants, Clotilde connaitra enfin le goût et l’odeur du bonheur terrestre. Animée d’une foi en Dieu qu’aucun malheur n’a jamais pu lui retirer, elle accueillera les drames avec la certitude qu’ils sont autant d’épreuves envoyées par le Tout-puissant.

La femme pauvre n’est pas un roman comme les autres. Outre son style qui fait de lui l’une des pièces les plus époustouflantes des lettres françaises, les thèmes qui y sont abordés et les scènes qui y sont racontées en font une expérience de lecture intransigeante, totale, éprouvante parfois et malgré tout réconfortante. Léon Bloy oscille entre sa volonté d’instruire un récit littéraire cohérent et son besoin d’explorer la fougue de ses réflexions. L’œuvre créée à partir de la jonction de ces deux volontés est à la fois un défi pour le lecteur et une mission mystique pour l’auteur.

COUV. La femme pauvre, Léon Bloy pour site.jpg

317 pages, 15 euros.